Le drame du “Mischief Maker” à Saint-Amans-La Fage
Le 3 novembre 1944, alors que la France est en pleine libération, le ciel de la Margeride est le théâtre d’une tragédie aérienne. Un bombardier lourd, le Consolidated B-24J Liberator nommé “Mischief Maker” (n° de série 42-51884), tente de regagner sa base en Italie après une mission éprouvante sur l’usine M.A.N. à Augsbourg.
L’appareil, appartenant au 723rd Bomb Squadron, s’écrase violemment sur les hauteurs de la commune de Saint-Amans, à proximité du hameau de La Fage. Sur les dix membres d’équipage présents à bord, six perdent la vie dans l’impact. Quatre aviateurs parviennent miraculeusement à s’extraire de l’épave, blessés et perdus dans un environnement hostile.
L’héroïsme immédiat des habitants et de la Résistance
Dès que l’alerte est donnée, une chaîne de solidarité exceptionnelle se met en place. Les paysans des fermes isolées et les membres du Maquis de la Margeride se précipitent sur les lieux. Malgré le danger et le traumatisme du choc, les survivants sont immédiatement pris en charge par la population locale.
Les rescapés sont cachés dans les fermes du secteur, soignés clandestinement et nourris par des familles qui, au péril de leur vie, refusent de laisser ces soldats aux mains de l’ennemi ou à l’abandon dans la montagne. Selon les archives mémorielles du Mont Mouchet, cette fraternité entre les libérateurs et le monde rural a permis de sauver ces quatre vies américaines.
Une mémoire gravée à La Fage
Aujourd’hui, une stèle érigée précisément à La Fage entretient le souvenir de cet événement. Elle rappelle que le sacrifice des six aviateurs du “Mischief Maker” reste lié à jamais au courage des habitants de la Margeride, symbolisant l’union entre le Cantal et les forces alliées.


























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