L’Areilladou : quand le suc de Mézilhac faisait vibrer l’Ardèche
C’est un nom qui résonne encore avec nostalgie dans le cœur des Ardéchois. Située sur la commune de Mézilhac, à plus de 1 200 mètres d’altitude, la station de l’Areilladou a marqué l’histoire des sports d’hiver dans le département. Aujourd’hui disparue, elle reste le symbole d’une époque où la neige transformait les pentes du suc en un terrain de jeu privilégié pour les familles locales.
Le point de tension pour cette station familiale a toujours été l’aléa climatique. Malgré une volonté farouche des gestionnaires et des bénévoles de faire vivre le site, les hivers de plus en plus incertains ont fini par avoir raison de l’exploitation des remontées mécaniques. Les lois de l’économie de la neige, particulièrement dures pour les petites structures de moyenne montagne, ont conduit à une fermeture définitive qui laisse un vide dans l’offre touristique hivernale du secteur.
Un patrimoine de souvenirs pour les skieurs du plateau
Pour beaucoup, l’Areilladou n’était pas seulement une station de ski, c’était un lieu de proximité. On y venait du Cheylard, d’Aubenas ou de Privas pour apprendre à skier sans avoir à affronter les grandes stations des Alpes. Les témoignages de l’époque soulignent souvent l’ambiance unique qui régnait au pied des pistes.
- “C’était notre jardin d’hiver. On montait à Mézilhac dès les premiers flocons, sans chichis, juste pour le plaisir de la glisse entre voisins,” se rappelle un ancien habitué cité dans les archives locales.
Quel avenir pour le site après le ski ?
Même si les téléskis ont cessé de tourner, le site de l’Areilladou reste un lieu de passage prisé. Aujourd’hui, ce sont les randonneurs et les amateurs de raquettes qui profitent du panorama exceptionnel sur les Boutières. La reconversion des petites stations est un enjeu majeur pour l’Ardèche, qui doit désormais composer avec un tourisme quatre saisons, plus respectueux des cycles naturels du plateau.
L’histoire de l’Areilladou nous rappelle la fragilité de nos stations de moyenne montagne, mais aussi l’attachement viscéral des habitants à leur patrimoine naturel et récréatif.
Source : Article rédigé à partir des archives historiques des stations de ski de l’Ardèche et des recueils de témoignages locaux.


























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