La Région verrouille ses cantines face au Mercosur
C’est un signal politique d’une rare intensité qui vient d’être envoyé depuis Lyon. Ce jeudi 22 janvier 2026, l’exécutif de la Région Auvergne-Rhône-Alpes a officialisé sa décision de boycotter les produits issus de l’accord commercial avec les pays du Mercosur. Cette mesure, qui cible prioritairement la commande publique, vise à instaurer un véritable bouclier sanitaire et économique pour nos territoires.
Le levier actionné est celui de la restauration scolaire. La Région a ordonné la révision immédiate des clauses de ses marchés publics pour les lycées. Désormais, l’exclusion est systématique pour les viandes bovines, le sucre ou le miel ne garantissant pas le respect des standards de production imposés à nos propres exploitants. L’objectif est limpide : sanctuariser l’assiette des jeunes et garantir que pas un centime d’argent public ne vienne soutenir une concurrence jugée déloyale.
Défendre le modèle agricole de la Haute-Loire
Pour les agriculteurs de Haute-Loire, du Velay jusqu’aux plateaux du Mézenc, cette annonce résonne comme une reconnaissance de leur combat quotidien. Le texte dénonce une distorsion de concurrence inacceptable alors que nos éleveurs font face à des contraintes environnementales toujours plus serrées.
« On ne peut pas demander l’excellence à nos paysans d’un côté et importer massivement des produits traités avec des substances interdites de l’autre », indique l’exécutif régional dans son communiqué officiel du 22 janvier 2026.
Cette stratégie de boycott pourrait bien faire tache d’huile. En jouant la carte de la souveraineté alimentaire, la Région court-circuite les lenteurs bruxelloises. Le message est sec pour les géants du secteur : les territoires ne sacrifieront pas leur agriculture sur l’autel du libre-échange.


























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