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Chauffage dans les pièces inoccupées : économie ou risque pour l’isolation et le bâti ?

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Ne pas chauffer les pièces inoccupées : bonne ou mauvaise idée ?

Avec les premières vagues de froid en Haute-Loire, la tentation est grande de couper purement et simplement le chauffage dans les pièces que l’on n’utilise pas. La chambre d’amis, le bureau inoccupé ou la cave subissent alors le même sort que le jardin : la mise en hivernage. Pourtant, si cette pratique est synonyme d’économies immédiates, elle peut entraîner des conséquences bien plus coûteuses pour le bâti et la santé.

L’idée de couper le chauffage dans une pièce se base sur un principe simple : si le thermostat est à zéro, le compteur s’arrête de tourner. Mais cette approche est trompeuse. Le risque principal est la condensation et l’humidité. Quand l’air froid entre en contact avec des murs ou des objets encore relativement chauds (ou plus humides), il se sature en eau. Si la température descend sous le point de rosée, l’humidité se dépose.

Risques pour le bâti et la santé : l’effet “pont thermique inversé”

Le véritable danger d’une pièce glacée réside dans son impact sur les pièces adjacentes. Une pièce non chauffée devient un puissant pont thermique froid. Elle absorbe la chaleur des autres pièces de la maison et fait travailler le chauffage central davantage pour compenser la perte. Vous croyez économiser dans une pièce, vous surconsommez dans les autres !

De plus, l’absence de chauffage dans une pièce favorise le développement de l’humidité et la prolifération des moisissures et des champignons, surtout dans les maisons anciennes en Haute-Loire dont l’isolation est parfois imparfaite. Ces dégâts peuvent s’attaquer aux revêtements muraux et aux textiles, mais constituent également un risque pour la santé respiratoire. Le coût du traitement des moisissures est souvent bien supérieur aux économies réalisées sur quelques mois de chauffage.

La vraie solution : le maintien d’une température minimale

Plutôt que de couper le chauffage, la solution la plus recommandée est d’appliquer la règle du maintien en hors gel ou d’utiliser le mode *”absence”*. Il est conseillé de maintenir une température minimale autour de 14 à 16°C dans les pièces inoccupées. Ceci suffit à éviter la condensation sans pour autant générer une dépense énergétique prohibitive.

Il est important de noter que couper le chauffage peut entraîner de graves dégâts structurels, notamment le gel des canalisations. Selon ENGIE Home Services, il est recommandé de maintenir une température minimale d’environ 10°C au sein d’une maison inhabitée pour limiter les effets délétères de l’hiver, car « une saison hivernale peut suffire pour causer certains dégâts ». La gestion de l’énergie en Auvergne-Rhône-Alpes passe avant tout par une gestion intelligente des zones de chauffe.

Pour faire de vraies économies, privilégiez le réglage précis de vos thermostats plutôt que la coupure brutale !

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