Le calvaire quotidien de Ginette
À 82 ans, Ginette aspire à la tranquillité dans sa petite maison située aux abords d’Yssingeaux. Mais depuis plusieurs mois, son quotidien est rythmé par les aboiements incessants du chien de ses voisins. Ces derniers s’absentent toute la journée pour le travail, laissant l’animal seul. « Je suis épuisée, je ne peux plus me reposer. Quand j’essaie d’en parler, on me répond qu’il n’y a pas de solution », confie-t-elle avec lassitude.
Ce témoignage illustre une situation fréquente dans nos quartiers, où la solitude animale se transforme en nuisance sonore pour le voisinage. Pourtant, la loi est très claire sur ce point : le propriétaire d’un animal est responsable des troubles qu’il cause.
Ce que dit le Code de la santé publique
Contrairement à une idée reçue, il n’est pas nécessaire que les aboiements aient lieu la nuit pour être sanctionnés. Le tapage nocturne existe, mais le bruit de comportement en journée est tout aussi réglementé. L’article R1336-5 du Code de la santé publique précise qu’aucun bruit ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage.
Peu importe que le chien soit “gentil” ou qu’il s’ennuie : si les aboiements sont fréquents et durent longtemps, ils constituent une infraction. Les propriétaires risquent une amende forfaitaire de 68 euros, qui peut grimper en cas de récidive ou de passage devant le tribunal.
Quels recours pour sortir de l’impasse ?
Avant de sortir l’artillerie lourde, la première étape reste le dialogue, même si dans le cas de Ginette, les voisins semblent fermés. La suite logique est l’envoi d’une mise en demeure par lettre recommandée. Si rien ne bouge, il est conseillé de faire appel à un conciliateur de justice. C’est une démarche gratuite qui permet souvent de trouver un terrain d’entente, comme l’installation d’un collier anti-aboiement ou le recours à un éducateur canin.
En dernier recours, le maire, garant de la tranquillité publique dans sa commune, peut intervenir pour rappeler les propriétaires à leurs obligations. Pour Ginette, l’objectif n’est pas de punir, mais simplement de retrouver le droit de faire une sieste en toute sérénité.


























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