CT2RM : Le gouvernement impose un chronomètre en fin d’examen
Le contrôle technique des deux-roues, en vigueur depuis avril 2024, franchit une nouvelle étape dans le formalisme administratif. Un arrêté daté du 19 décembre 2025 vient de préciser les modalités de fin de contrôle : désormais, un délai d’au moins une minute doit s’écouler entre la validation informatique des points de contrôle et la remise officielle du véhicule au propriétaire.
Cette mesure, qui vise officiellement à garantir que les centres agréés ne bâclent pas l’examen, provoque une levée de boucliers chez les défenseurs des motards. Pour beaucoup, cette “minute obligatoire” est le symbole d’une déconnexion entre l’administration et la réalité du terrain.
La colère de la FFMC et des élus
La Fédération Française des Motards en Colère (FFMC) n’a pas tardé à réagir avec ironie via ses réseaux sociaux. L’organisation souligne un décalage flagrant entre les enjeux de sécurité routière et cette obsession pour le temps administratif. “Pendant que certains comptent les secondes avant minuit, l’État, lui, compte les minutes,” fustige l’association sur son site officiel, tout en continuant de prôner le boycott des centres.
Le député de la Vienne, Sacha Houlié, lui-même utilisateur de deux-roues et opposant historique au dispositif, a également pris la parole sur son compte X (anciennement Twitter). Selon lui, cette règle illustre “l’absurdité du dispositif” sans même que les motards aient besoin d’argumenter davantage.
- La Finlande et les Pays-Bas n’imposent pas de contrôle technique aux motos.
- L’Irlande et le Portugal utilisent d’autres leviers de prévention pour la sécurité et la pollution.
- La France reste l’un des pays les plus restrictifs sur ce dossier en 2026.


























Ajouter un commentaire