Alors que la crise politique secoue le gouvernement, un projet de décret visant à doubler les franchises médicales est actuellement à l’étude. Portée discrètement pendant l’été, cette mesure pourrait significativement alourdir le reste à charge des patients pour leurs dépenses de santé.
Une hausse qui impacterait le quotidien
Selon les documents consultés par RMC, trois décrets sont en discussion. S’ils sont adoptés, les patients devraient s’acquitter de :
- 2 euros par boîte de médicament (au lieu d’1 euro aujourd’hui),
- 4 euros par consultation de médecin généraliste (contre 2 euros),
- 16 euros par transport sanitaire (contre 8 euros).
Une augmentation qui rendrait certains médicaments courants, comme le Doliprane, non remboursés puisque leur prix est inférieur à 2 euros.
Les syndicats montent au créneau
L’UNSA et la CGT, syndicats siégeant au Conseil d’administration de l’Assurance-maladie, s’insurgent contre cette proposition qu’ils jugent précipitée et injuste.
« Le gouvernement s’attaque aux plus faibles, les malades. Et on ne choisit pas d’être malade », dénonce Dominique Corona de l’UNSA.
Ils réclament un report de l’examen de ces décrets, prévu ce jeudi 4 septembre, arguant d’un « passage en force » dans un contexte politique instable.
Une adoption en catimini ?
Frédérique Galliat, secrétaire nationale de l’UNSA Santé, dénonce une méthode : « On fait passer des décrets en catimini au mois d’août quand tout le monde est en vacances ».
Elle soulève également un problème démocratique, l’avis du Conseil d’administration n’étant que consultatif. Les syndicats demandent que ces textes soient retirés en attendant « un éclaircissement politique ».
Interrogé par RMC, le ministère de la Santé n’a pas apporté de réponse à ces interrogations.
Source : Victor Joanin avec Guillaume Dussourt pour RMC


























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