Tensions persistantes dans l’accès aux études de pharmacie
Quatre ans après l’instauration du système PASS/LAS, les facultés de pharmacie se retrouvent dans une situation paradoxale : de nombreux étudiants désireux d’intégrer la filière se voient refuser la possibilité de s’inscrire, et ce malgré la présence de places vacantes dans certaines universités. Cette difficulté a récemment été mise en lumière dans un article publié par Le Point.
Un dispositif d’admission encore perfectible
La réforme des études de santé, pensée pour diversifier les parcours notamment via le Parcours Spécifique Santé (PASS) et la Licence Accès Santé (LAS), n’a pas permis de résoudre toutes les tensions entre filières. La médecine conserve une large majorité des places, ce qui pénalise les candidats souhaitant s’orienter vers la pharmacie, dont les capacités d’accueil restent limitées.
Des conséquences sur la qualité et la motivation
Cette concurrence exacerbée a conduit certains candidats, initialement attirés par la médecine, à opter pour la pharmacie par défaut. Résultat : une partie des étudiants admis manque parfois de réelle motivation pour cette profession, ce qui inquiète enseignants et professionnels quant à la préparation des futurs pharmaciens.
Vers une entrée directe en pharmacie ?
Pour remédier à ces problèmes, les facultés appellent à la mise en place d’une voie d’entrée directe en pharmacie, dissociée de la médecine, afin de mieux sélectionner et accompagner les candidats spécifiquement intéressés par cette discipline. Cette proposition vise à mieux répondre aux besoins croissants du système de santé et à renforcer l’attractivité de la filière.


























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