HANDICAP | Fauteuils roulants 100% remboursés : Le grand espoir de Marc, bénévole au Puy-en-Velay.
Ce mercredi 3 décembre, la Journée internationale des personnes en situation de handicap prend une résonance particulière. Elle intervient deux jours seulement après l’entrée en vigueur d’une réforme historique : la prise en charge intégrale des fauteuils roulants par l’Assurance maladie. Cette avancée, demandée par les associations depuis près de 20 ans, est un soulagement immense pour les personnes à mobilité réduite. Nous avons rencontré Marc, 46 ans, bénévole actif d’une association au Puy-en-Velay, qui attend que ce texte change enfin son quotidien.
Le “fauteuil-entrave”
Marc est atteint de Sclérose en Plaques (SEP), une maladie neurologique évolutive qui limite grandement son autonomie. Son fauteuil motorisé actuel, qu’il qualifie de “fauteuil-entrave”, ne lui est plus du tout adapté. Contraint par l’ancien système de remboursement, il avait choisi à l’époque un modèle moins cher, impliquant une avance de frais conséquente.
Aujourd’hui, ce choix a des conséquences physiques directes et graves. Marc explique que son fauteuil est difficilement maniable pour les déplacements, ce qui rend l’accès aux transports en commun ou même le passage des bas de porte à son domicile au Puy-en-Velay complexe. Plus grave encore, l’adaptation imparfaite du siège engendre chez lui une souffrance physique quotidienne :
- Des douleurs aiguës au dos et aux jambes.
- Une augmentation de sa scoliose, déjà très importante.
Pour Marc, cette situation est un véritable piège : le matériel censé lui garantir l’autonomie est devenu une source de mal-être, accélérant son déclin physique.
18 500 euros de facture : le doute persiste
Le dossier de Marc pour l’acquisition d’un nouveau fauteuil, adapté à l’évolution de sa maladie et offrant les options nécessaires à son confort, est en cours. Le montant total de l’équipement s’élève à 18 500 euros.
Cette réforme, qui garantit désormais la prise en charge à 100 % des fauteuils roulants sans reste à charge pour l’usager, comme le précise l’Assurance Maladie, doit mettre fin à ces situations d’avance de frais et de choix par défaut. Marc reste néanmoins prudent : “J’espère que ce ne sont pas de faux espoirs, que ce sera vraiment intégral, et que ça ne va pas être ‘oui mais…'”. Il attendra l’acceptation définitive de son dossier pour croire que ces 18 500 euros ne seront plus un obstacle à son bien-être et à son autonomie.


























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