Accueil » Jean Chastel et le Mont Mouchet : l’homme qui a terrassé la Bête (Volet 2/3)
Portraits & Témoignages

Jean Chastel et le Mont Mouchet : l’homme qui a terrassé la Bête (Volet 2/3)

Jean Chastel et le Mont Mouchet : l'homme qui a terrassé la Bête (Volet 2/3)
Vous aimeriez vous aussi avoir votre article local ? Contactez-nous !

Dans l’ombre de la tragédie qui frappe le pays de Saugues, une famille cristallise toutes les attentions : les Chastel. Originaires du hameau de Daze, ces hommes de terrain, chasseurs émérites et fins connaisseurs de la Margeride, vont devenir les figures centrales du dénouement de cette affaire d’État. Si les envoyés de Louis XV ont échoué malgré leurs moyens considérables, c’est un enfant du pays qui portera le coup fatal.

Jean Chastel : entre suspicion et héroïsme

Le personnage de Jean Chastel ne fait pas l’unanimité à l’époque. Décrit comme un homme rude, il est même emprisonné un temps par l’envoyé du Roi, François Antoine, à la suite d’une altercation. Certains murmurent même dans les villages de Haute-Loire que les Chastel en savent plus qu’ils ne le disent sur la nature de la créature. Pourtant, le 19 juin 1767, c’est bien lui qui se trouve au poste lors d’une battue organisée par le marquis d’Apcher. Au lieu-dit de la Sogne d’Auvers, sur les pentes du Mont Mouchet, il abat un animal monstrueux avec des balles de plomb qu’il aurait, selon la légende, fondues à partir de médailles de la Vierge.

Le procès-verbal du notaire Marin

La mort de cet animal marque la fin immédiate et définitive des agressions dans le secteur. Le procès-verbal établi par le notaire Marin de Saugues rapporte des détails troublants sur la morphologie de la bête : une tête disproportionnée, une gueule impressionnante et une denture inhabituelle. Pour les habitants de Venteuges et de Chanaleilles, le soulagement est immense. Le prédateur qui les traquait depuis trois ans n’est plus qu’une dépouille transportée vers le château de Besque. Bien que les descriptions divergent parfois selon les témoins, le calme qui revient instantanément sur la région confirme que Jean Chastel a bien visé juste.

Un héritage gravé dans le granit de Saugues

Le geste de Jean Chastel a fait entrer la petite cité de Saugues dans l’histoire nationale. Aujourd’hui encore, une stèle au Mont Mouchet et une statue au cœur du village rappellent l’exploit du vieux chasseur. Mais au-delà du triomphe, cet épisode souligne la victoire du savoir local sur l’arrogance des experts venus de Versailles. Chastel connaissait les ravins et les passages de la Margeride. C’est cette proximité avec la terre de Haute-Loire qui a permis de clore l’un des chapitres les plus mystérieux et sanglants de l’Ancien Régime.

  • Le tireur : Jean Chastel (1708-1789), né à Daze.
  • Le lieu du dénouement : La Sogne d’Auvers (Mont Mouchet).
  • Le document clé : Procès-verbal de Roch Étienne Marin (20 juin 1767).
bannière rb

A propos de l'auteur

Avatar photo

Yssi_Media

Je suis Stéphane, fondateur d'Yssi, média local altiligérien lancé en 2025. Passionné par la Haute-Loire, son histoire et ses habitants, je couvre l'actualité locale avec un regard direct et sans filtre. À la tête de l'agence web Oneshot Créations à Yssingeaux, je conjugue au quotidien création numérique et ancrage territorial. Yssi, c'est mon média, ma région, ma façon de parler aux gens d'ici.

Ajouter un commentaire

Cliquez ici pour poster un commentaire

En direct de Facebook

Couverture pour Yssi Le média Autrement
Page likes: 10,691

Yssi Le média Autrement

(opens in a new tab)

YSSI.fr – Le regard libre et insolite sur la Haute-Loire et d'ailleurs en Auvergne Rhône-Alpes, et parfois bien plus loin. Sans filtre sur le ton, sans contrainte sur les sujets : on raconte la vie du territoire et tout ce qui mérite d'être vu.

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗻𝗼𝘀 𝘃𝗶𝗹𝗹𝗮𝗴𝗲𝘀 𝘀𝗲 𝘁𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘅𝗮𝗰𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗮̀ 𝗼𝘂̀ 𝗶𝗹𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁Un jour, en traversant nos plateaux du 𝗩𝗲𝗹𝗮𝘆, on peut se demander pourquoi tel hameau s'est installé précisément à cet endroit et pas cent mètres plus loin. La réponse tient rarement du hasard.Le premier critère, presque toujours décisif, c'était l'𝗲𝗮𝘂. Un village devait se trouver assez près d'une source ou d'un cours d'eau pour la vie quotidienne, mais pas trop près non plus, pour éviter les crues et l'humidité permanente. D'où ces implantations en léger surplomb, sur un flanc de colline plutôt qu'en plein fond de vallée.Le deuxième critère, c'étaient les 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗲𝘀 𝗰𝘂𝗹𝘁𝗶𝘃𝗮𝗯𝗹𝗲𝘀. Un bon village préservait ses meilleures terres pour l'agriculture, quitte à construire les habitations sur des sols plus pauvres ou plus pentus, juste à côté. C'est tout l'art de l'implantation traditionnelle : ne jamais gaspiller une parcelle fertile pour y poser une maison.Venait ensuite le 𝗿𝗲𝗹𝗶𝗲𝗳 lui-même. Un promontoire, un éperon rocheux, une position en hauteur offraient à la fois une meilleure défense et un accès facilité au soleil, précieux dans nos hivers rudes de moyenne montagne. Beaucoup de nos villages perchés doivent leur silhouette caractéristique à ce choix.Et puis, bien souvent, tout se cristallisait autour d'un point central : une église, une chapelle, parfois construite en promontoire sur l'emplacement le plus difficile d'accès du village, comme pour marquer symboliquement le cœur de la communauté.Un village, ce n'est donc jamais un emplacement choisi au hasard. C'est le résultat de plusieurs siècles de bon sens paysan, où chaque mètre carré avait sa raison d'être.© Source : C#yssie#yssifrg#lemediaautrement #hauteloirea#patrimoineé#Velaymage illustration Torsade de Pointes#yssi #yssifr #lemediaautrement #hauteloire #patrimoine #velay ...
Voir sur Facebook (opens in a new tab)
Je veux la même ! 😂 ...
Voir sur Facebook (opens in a new tab)
𝗟𝗮 𝗰𝗵𝗮𝘂𝗺𝗶𝗲̀𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗕𝗶𝗴𝗼𝗿𝗿𝗲, en 𝗛𝗮𝘂𝘁𝗲-𝗟𝗼𝗶𝗿𝗲. Un toit de chaume, des murs de pierre volcanique : la trace d'un habitat rural qui a marqué le paysage du département.© image : Alain Guichard (Flickr, CC BY-SA 2#yssi##yssifrs#lemediaautremente#hauteloireloire ...
Voir sur Facebook (opens in a new tab)
𝗥𝗶𝗼𝘁𝗼𝗿𝗱, 𝟭𝟴𝟰𝟰 : 𝘁𝗿𝗼𝗶𝘀 𝗼𝘂𝘃𝗿𝗶𝗲𝗿𝘀 𝗲𝗻𝘀𝗲𝘃𝗲𝗹𝗶𝘀 𝗲𝗻 𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗮𝗻𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝘀𝗼𝘂𝗿𝗰𝗲Au lieu-dit l'𝗔𝘂𝗹𝗮𝗻𝗶𝗲𝗿, sur la commune de 𝗥𝗶𝗼𝘁𝗼𝗿𝗱, un chantier d'apparence anodine tourne au drame. Trois ouvriers, originaires de 𝗟𝗮𝗽𝘁𝗲 ou de 𝗚𝗿𝗮𝘇𝗮𝗰, sont employés dans la propriété de 𝗠. 𝗖𝗹𝗮𝗽𝗲𝘆𝗿𝗼𝗻 pour un travail précis : creuser une tranchée étroite et profonde afin de rechercher une source d'eau. Un chantier de terrassement banal, comme on en voyait souvent dans les campagnes du 𝗩𝗲𝗹𝗮𝘆 à l'époque.Mais le terrain, gorgé d'eau par des pluies récentes, ne tient pas. Il s'effondre d'un coup sur les trois hommes, sans le moindre signe avant-coureur. Aucune fuite possible dans cette tranchée étroite. Les secours, alertés trop tard pour espérer les sauver vivants, ne pourront retirer que leurs corps sans vie.Ce fait divers, aussi bref que brutal, dit beaucoup de la vie quotidienne en Haute-Loire au 𝗫𝗜𝗫ᵉ siècle. Aucun système d'alerte, aucune prévision météorologique fiable, aucune étude de sol avant de creuser : les habitants composaient avec un relief montagneux capable de se dérober sans prévenir, même pour un travail agricole ordinaire comme la recherche d'un point d'eau.L'accident de l'𝗔𝘂𝗹𝗮𝗻𝗶𝗲𝗿 n'a rien d'isolé dans l'histoire du département. Combien de drames similaires, moins documentés ou jamais rapportés dans la presse locale, ont marqué à jamais des familles entières sans laisser la moindre trace dans les archives ?© Source : Geneawiki, Mé#yssil#yssifrL#lemediaautrementt#hauteloirem#histoiretration Hélène Rival#yssi #yssifr #lemediaautrement #hauteloire #histoire ...
Voir sur Facebook (opens in a new tab)
𝗢𝗰𝘁𝗼𝗯𝗿𝗲 𝗥𝗼𝘀𝗲 𝗻𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗰𝗲𝗿𝗻𝗲 𝗽𝗮𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗳𝗲𝗺𝗺𝗲𝘀Chaque année en octobre, la campagne nationale rappelle l'importance du dépistage du cancer du sein. Un point qu'on oublie souvent : les hommes aussi peuvent en être atteints.En France, environ 𝟲𝟬𝟬 𝗰𝗮𝘀 de cancer du sein masculin sont diagnostiqués chaque année, soit environ 𝟭% de l'ensemble des cancers du sein. Contrairement aux femmes, il n'existe 𝗮𝘂𝗰𝘂𝗻 𝗱𝗲́𝗽𝗶𝘀𝘁𝗮𝗴𝗲 𝗼𝗿𝗴𝗮𝗻𝗶𝘀𝗲́ chez l'homme, ce qui explique en partie pourquoi la maladie est souvent repérée plus tardivement.Les signes à surveiller restent simples : une 𝗯𝗼𝘂𝗹𝗲 ou une 𝘇𝗼𝗻𝗲 𝗱𝘂𝗿𝗲, le plus souvent indolore, sous ou autour du mamelon, une 𝗿𝗲́𝘁𝗿𝗮𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 ou un 𝗲́𝗰𝗼𝘂𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 au niveau du mamelon, ou encore une 𝗿𝗼𝘂𝗴𝗲𝘂𝗿 persistante de la peau. Autre idée reçue à corriger : l'𝗮𝗯𝘀𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗱'𝗮𝗻𝘁𝗲́𝗰𝗲́𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗳𝗮𝗺𝗶𝗹𝗶𝗮𝗹 ne met pas à l'abri, la plupart des cas surviennent sans historique connu dans la famille.Face à l'un de ces signes, mieux vaut consulter sans attendre.© Source : Institut National du Cancer, #yssi #yssifrl#lemediaautrementi#hauteloire#octobrerosef#santeediaautrement #hauteloire #octobrerose #sante ...
Voir sur Facebook (opens in a new tab)

Agence Web SEO & IA Haute Loire

Image Generation simple compose kmcp be fevanh bft bws g