Accueil » Le porteur d’eau en Haute-Loire : le métier qui vendait l’eau avant les robinets
Portraits & Témoignages

Le porteur d’eau en Haute-Loire : le métier qui vendait l’eau avant les robinets

Le porteur d'eau en Haute-Loire : le métier qui vendait l'eau avant les robinets
Vous aimeriez vous aussi avoir votre article local ? Contactez-nous !

Avant le robinet, il y avait lui

L’eau courante dans les foyers est une invention récente. Dans les villes de Haute-Loire — Le Puy-en-Velay, Brioude, Yssingeaux — les réseaux d’adduction d’eau publics n’ont été généralisés que dans la seconde moitié du XIXe siècle pour les plus précoces, et au début du XXe siècle pour la plupart. Avant cela, l’eau était une marchandise qui s’achetait ou se cherchait. Et dans les villes, il y avait un métier pour la vendre : le porteur d’eau.

Le porteur d’eau approvisionnait les habitants des étages supérieurs — ceux qui ne pouvaient pas ou ne voulaient pas faire plusieurs fois par jour le chemin jusqu’à la fontaine publique ou au puits. Il remplissait ses seaux à la source ou à la fontaine, les portait sur une palanche à travers les rues en pente du Puy-en-Velay, montait les étages, vidait ses seaux dans les baquets de cuisine et les réservoirs de chambre, redescendait et recommençait.

Un corps soumis à rude épreuve

Porter de l’eau toute la journée était un métier physiquement exigeant au point d’user les corps en quelques décennies. La palanche — une barre de bois posée sur les épaules d’où pendaient deux seaux de dix à quinze litres chacun — déformait la colonne vertébrale à force d’usage. Les porteurs d’eau vieillissaient vite, souffraient de hernies et de douleurs chroniques du dos. Dans les villes en relief comme Le Puy-en-Velay, les montées répétées aggravaient encore les conditions.

C’était un métier de pauvres — souvent exercé par des hommes sans autre qualification, des migrants de fraîche date, des journaliers sans travail agricole en ville. Le revenu était modeste, la clientèle dispersée, la concurrence entre porteurs réelle dans les heures de pointe du matin.

Les fontaines et les puits publics du Puy

Le Puy-en-Velay du XIXe siècle disposait de plusieurs fontaines publiques et de puits qui constituaient les points de ravitaillement des porteurs d’eau. Ces points d’eau, qui formaient une géographie utilitaire de la ville médiévale, avaient aussi une fonction sociale : c’était là que se retrouvaient les femmes et les domestiques chargés de l’approvisionnement domestique, que circulaient les nouvelles du quartier, que se nouaient des conversations entre voisins que le travail isolait le reste du temps.

L’installation des premiers réseaux d’eau courante au Puy-en-Velay dans la seconde moitié du XIXe siècle a progressivement rendu le porteur d’eau inutile. Les derniers ont disparu au début du XXe siècle, quand les robinets ont atteint les dernières maisons non raccordées.

Le porteur d’eau en Haute-Loire était un travailleur précaire des villes vellavonnes qui assurait l’approvisionnement en eau des foyers avant l’adduction publique, métier épuisant et mal payé que la modernisation des réseaux urbains a fait disparaître entre 1870 et 1920

© Source : Archives municipales du Puy-en-Velay, fonds urbains XIXe siècle ; Wikipedia, Porteur d’eau, Adduction d’eau — avril 2026

bannière rb

A propos de l'auteur

Avatar photo

Yssi_Media

Je suis Stéphane, fondateur d'Yssi, média local altiligérien lancé en 2025. Passionné par la Haute-Loire, son histoire et ses habitants, je couvre l'actualité locale avec un regard direct et sans filtre. À la tête de l'agence web Oneshot Créations à Yssingeaux, je conjugue au quotidien création numérique et ancrage territorial. Yssi, c'est mon média, ma région, ma façon de parler aux gens d'ici.

Ajouter un commentaire

Cliquez ici pour poster un commentaire

En direct de Facebook

Couverture pour Yssi Le média Autrement
Page likes: 10,707

Yssi Le média Autrement

(opens in a new tab)

YSSI.fr – Le regard libre et insolite sur la Haute-Loire et d'ailleurs en Auvergne Rhône-Alpes, et parfois bien plus loin. Sans filtre sur le ton, sans contrainte sur les sujets : on raconte la vie du territoire et tout ce qui mérite d'être vu.

𝗟𝗲 𝗰𝗵𝗮̂𝘁𝗲𝗮𝘂 𝗱𝗲 𝗕𝗲𝗮𝘂𝗳𝗼𝗿𝘁 𝘃𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗟𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗻𝗮𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝘁𝗲 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗵𝘂𝗶𝘁 𝘀𝗶𝗲̀𝗰𝗹𝗲𝘀Bâti vers 𝟭𝟮𝟬𝟬 sur un piton rocheux dominant 𝗚𝗼𝘂𝗱𝗲𝘁, le château de Beaufort a connu son lot de sièges pendant la guerre de 𝗖𝗲𝗻𝘁 𝗔𝗻𝘀 puis les guerres de Religion. Au 𝗫𝗩𝗜ᵉ siècle, 𝗔𝗻𝘁𝗼𝗶𝗻𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗧𝗼𝘂𝗿 le renforce d'une imposante tour en fer à cheval pour l'adapter à l'artillerie naissante.Délaissé après la Révolution, l'édifice devient peu à peu une ruine, ses pierres servant à bâtir les maisons du village en contrebas. En 𝟭𝟴𝟳𝟴, l'écrivain écossais 𝗥𝗼𝗯𝗲𝗿𝘁 𝗟𝗼𝘂𝗶𝘀 𝗦𝘁𝗲𝘃𝗲𝗻𝘀𝗼𝗻, de passage lors de son fameux voyage avec un âne dans les Cévennes, décrit Goudet niché dans sa vallée verdoyante, avec le château de Beaufort dressé en face sur son rocher.Inscrit aux 𝗠𝗼𝗻𝘂𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗵𝗶𝘀𝘁𝗼𝗿𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 en 𝟭𝟵𝟵𝟰, le site fait aujourd'hui l'objet d'un long chantier de restauration mené par son#yssir#yssifr.#lemediaautrementD#hauteloires#patrimoinelemediaautrement #hauteloire #patrimoine ...
Voir sur Facebook (opens in a new tab)
𝗔𝗶𝗴𝘂𝗶𝗹𝗵𝗲 : 𝗹𝗲𝘀 𝘁𝗶𝘀𝘀𝘂𝘀 𝗱𝗲́𝗰𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝘁𝘀 𝗲𝗻 𝟭𝟵𝟱𝟱 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗰𝗵𝗮𝗽𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗦𝗮𝗶𝗻𝘁-𝗠𝗶𝗰𝗵𝗲𝗹En 𝟭𝟵𝟱𝟱, des travaux touchent l'autel de la chapelle 𝗦𝗮𝗶𝗻𝘁-𝗠𝗶𝗰𝗵𝗲𝗹 𝗱'𝗔𝗶𝗴𝘂𝗶𝗹𝗵𝗲, près du Puy. Ils révèlent un dépôt de reliques : un Christ, un coffret d'ivoire et des 𝘁𝗶𝘀𝘀𝘂𝘀.Ces tissus sont d'origine orientale, indique l'Inventaire de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Au 𝗠𝗼𝗻𝗮𝘀𝘁𝗶𝗲𝗿-𝘀𝘂𝗿-𝗚𝗮𝘇𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲, d'autres tissus d'origine orientale tapissaient des reliquaires. Ils font partie d'un patrimoine textile que l'Inventaire a étudié de 𝟮𝟬𝟭𝟮 𝗮̀ 𝟮𝟬𝟭𝟵, surtout dans les 𝘀𝗮𝗰𝗿𝗶𝘀𝘁𝗶𝗲𝘀 d'églises de l'Allier, du Cantal, de la 𝗛𝗮𝘂𝘁𝗲-𝗟𝗼𝗶𝗿𝗲 et du Puy-de-Dôme.L'Inventaire cite aussi une étude de 𝟭𝟵𝟱𝟵 sur les tissus d'Aiguilhe, parue dans le bulletin du Centre international des textiles anciens. Les résultats de l'enquête sont réunis dans « Étoffes d'Auvergne : histoires de soieries sacrées », publié en 𝟮𝟬𝟮𝟭 aux éditions Lieux Dits.© Source : Inv#yssir#yssifra#lemediaautrementu#illustratione#aiguilhet#hauteloirec#patrimoinei #yssifr #lemediaautrement #illustration #aiguilhe #hauteloire #patrimoine ...
Voir sur Facebook (opens in a new tab)
𝟭𝟳𝟵𝟬 : 𝗾𝘂𝗮𝗻𝗱 𝘁𝗿𝗼𝗶𝘀 𝘃𝗶𝗹𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗲 𝗱𝗶𝘀𝗽𝘂𝘁𝗮𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝗰𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗮𝗱𝗺𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗶𝗳 𝗱𝘂 𝗩𝗲𝗹𝗮𝘆À la création des départements, le 𝟭𝟱 𝗷𝗮𝗻𝘃𝗶𝗲𝗿 𝟭𝟳𝟵𝟬, la Haute-Loire est découpée en trois districts. Celui qui couvre le Velay doit choisir son chef-lieu, et là, rien ne va plus : 𝗬𝘀𝘀𝗶𝗻𝗴𝗲𝗮𝘂𝘅, 𝗠𝗼𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗼𝗹 et 𝗠𝗼𝗻𝘁𝗳𝗮𝘂𝗰𝗼𝗻 revendiquent chacune ce statut, et aucune ne veut céder.Le désaccord est tel que l'assemblée électorale du 𝟰 𝗷𝘂𝗶𝗹𝗹𝗲𝘁 𝟭𝟳𝟵𝟬 envisage même une solution surprenante : faire tourner le chef-lieu entre toutes les villes du district. L'idée ne sera finalement pas retenue.C'est 𝗠𝗼𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗼𝗹 qui l'emporte pour le siège administratif du district, tandis qu'𝗬𝘀𝘀𝗶𝗻𝗴𝗲𝗮𝘂𝘅 obtient le tribunal. Un compromis qui ne dure toutefois pas : en 𝟭𝟴𝟬𝟬, à la création des arrondissements, c'est finalement Yssingeaux qui devient le chef-lieu définitif, une décision qui suscitera encore des protestations répétées des élus de Monistrol tout au long du 𝗫𝗜𝗫ᵉ siècle.© Source : France Archives / image ill#yssit#yssifrs#lemediaautrementy#hauteloire #histoireutrement #hauteloire #histoire ...
Voir sur Facebook (opens in a new tab)
𝗤𝘂𝗮𝗻𝗱 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲𝘃𝗲𝗹𝗵𝗲𝘁𝘀 𝗿𝗲́𝘃𝗲𝗶𝗹𝗹𝗮𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝘃𝗶𝗹𝗹𝗮𝗴𝗲𝘀 𝗱𝘂 𝗕𝗿𝗶𝘃𝗮𝗱𝗼𝗶𝘀 𝗹𝗮 𝗻𝘂𝗶𝘁 𝗱𝗲 𝗣𝗮̂𝗾𝘂𝗲𝘀Dans le canton de 𝗕𝗹𝗲𝘀𝗹𝗲, chaque année autour de 𝗣𝗮̂𝗾𝘂𝗲𝘀, une tradition orale faisait vivre les nuits des villages. Des chanteurs allaient de maison en maison, réveillant les habitants avec des 𝗿𝗲𝘃𝗲𝗹𝗵𝗲𝘁𝘀, chants de quête entonnés en pleine procession nocturne.Les paroles ne laissaient personne indifférent : "𝗥𝗲́𝘃𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘇, 𝗿𝗲́𝘃𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘇 𝗰𝗮𝗿 𝘃𝗼𝗶𝗰𝗶 𝗹'𝗵𝗲𝘂𝗿𝗲, 𝘂𝗻 𝗗𝗶𝗲𝘂 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗻𝗼𝘀 𝗽𝗲́𝗰𝗵𝗲́𝘀 𝗶𝗹 𝗳𝗮𝘂𝘁 𝗾𝘂'𝗶𝗹 𝗺𝗲𝘂𝗿𝗲." Un répertoire centré sur la mort et la Passion, mâtiné au fil du temps de morale religieuse.En échange de la sérénade, les habitants réveillés donnaient des œufs aux chanteurs. Une monnaie d'échange simple, mais qui scellait chaque année ce rituel entre voisins.Ce type de chant traçait une frontière culturelle bien précise en Auvergne, séparant la pratique des "revelhets" à l'ouest de celle des chants de mai à l'est, une ligne qui ne suit jamais les découpages administratifs.© Source : Portail du patrimoine oral / image illustration I, Chaps the idol#yssi #yssifr #lemediaautrement #hauteloire #patrimoine ...
Voir sur Facebook (opens in a new tab)
Le Puy, école d'industrie, atelier d'ajustage.© I. M., Le Puy ...
Voir sur Facebook (opens in a new tab)

Agence Web SEO & IA Haute Loire

Image Generation simple compose kmcp be fevanh bft bws g