Un tunnel de 8 kilomètres pour “métamorphoser” Lyon
En pleine campagne électorale pour les municipales de 2026, le duo Jean-Michel Aulas (candidat à la mairie de Lyon) et Véronique Sarselli (candidate à la Métropole) vient de frapper un grand coup. Sous la bannière (Grand) Cœur lyonnais, ils proposent la création d’un tunnel autoroutier de 8 kilomètres reliant Tassin à Saint-Fons.
L’objectif affiché par les candidats de la droite et du centre est clair : désengorger définitivement le tunnel sous Fourvière, qui voit passer chaque jour environ 110 000 véhicules. En transférant le trafic de transit sous terre, le projet prévoit de libérer les axes M6-M7 et de restituer 45 hectares d’espaces verts en surface, particulièrement entre Perrache et la Confluence.
Un chantier à 2 milliards d’euros sur dix ans
Ce projet, inspiré du célèbre “Big Dig” de Boston aux États-Unis, est qualifié de “structurant d’envergure historique” par ses promoteurs. Voici les points clés de ce chantier dantesque :
- Un tracé passant sous la Presqu’île, Gerland, la Saône et le Rhône.
- Une durée de travaux estimée à dix ans, avec un impact limité en surface.
- Un coût prévisionnel situé entre 1,6 et 2 milliards d’euros.
- Un financement via un partenariat public-privé, impliquant potentiellement la mise en place d’un péage.
« Lyon a toujours progressé quand elle a osé des projets structurants. La nouvelle traversée de Fourvière est une chance historique pour le territoire », affirme Jean-Michel Aulas, selon des propos rapportés par le média Lyon Capitale. Pour les candidats, il s’agit de traiter à la racine le principal point noir de la circulation métropolitaine en proposant une alternative au projet “Rive droite” de l’exécutif actuel.


























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