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Légendes d’Aurec-sur-Loire : la Dame Blanche, Mandrin et la Vierge qui refuse de partir

Légendes d'Aurec-sur-Loire : la Dame Blanche, Mandrin et la Vierge qui refuse de partir
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La Dame Blanche de la route de Retournac

La légende se transmet de bouche à oreille depuis des décennies entre Vorey et Retournac. Par une nuit d’orage, un automobiliste prend en stop une jeune femme très pâle, tremblante dans une robe blanche trempée. Il lui prête son manteau. Quelques kilomètres plus loin, elle lui désigne une ferme en bord de route et disparaît à l’intérieur. En repartant, l’homme réalise qu’il a oublié son manteau. Il fait demi-tour, frappe à la porte. Une vieille femme lui ouvre. Elle lui dit qu’il n’est pas le premier. Que la jeune femme qu’il a fait monter est sa petite-fille, morte vingt ans plus tôt dans un accident sur cette route. Il ne la croit pas — jusqu’à ce qu’il se rende au cimetière du village, où, dans la lueur d’un éclair, il retrouve son manteau accroché à la croix du caveau de famille.

Ce récit appartient au grand cycle des Dames Blanches, présentes dans tout le folklore de la Loire et bien au-delà. Mais ici, il a une adresse précise — une route, une ferme, un cimetière. C’est ce qui lui donne sa force.

Les grottes à Mandrin, au pied de la tour d’Oriol

Dominant les gorges escarpées de la Semène avant sa confluence avec la Loire, la tour d’Oriol est le seul vestige du château féodal d’Aurec. À ses pieds, dans la roche, s’ouvrent les grottes à Mandrin. Louis Mandrin, le célèbre contrebandier du XVIIIe siècle, aurait utilisé ces cavités pour se cacher lors de ses passages dans la région. Mythe ou réalité, plusieurs sites de Haute-Loire et de Rhône-Alpes revendiquent le même héritage — mais la présence de Mandrin dans les gorges de la Loire est historiquement plausible. Ses circuits de contrebande longeaient précisément ces vallées encaissées, difficiles à surveiller.

Notre-Dame de la Faye : la Vierge qui refusait de quitter sa clairière

Un peu à l’écart du bourg, dans les bois, la chapelle Notre-Dame de la Faye concentre plusieurs légendes imbriquées. La tradition raconte qu’un jeune berger sculpta lui-même une statue de la Vierge, et fut retrouvé mort à ses côtés. Que des prières devant cette statue ramenèrent à la vie un enfant mort-né, baptisé in extremis. Que les habitants construisirent la chapelle après une épidémie de peste subitement arrêtée.

Et que lorsque des hommes vinrent de nuit pour emporter la statue, les bœufs attelés à la charrette refusèrent d’avancer. Même poussée par plusieurs hommes, la charrette ne bougea pas. La Vierge, dit-on, ne voulait pas quitter sa clairière. La chapelle fut construite là où elle se trouvait. Elle existe encore, et le pèlerinage du 15 août rassemble chaque année des fidèles venus de tout le bassin de l’Ondaine, jusqu’à Firminy et Saint-Étienne.

Un territoire de passage, de mémoire et de mystère

Aurec-sur-Loire est une ville de frontière — entre Velay, Forez et Lyonnais, entre la Haute-Loire et la Loire. Les rivières y convergent, les routes s’y croisent, les histoires s’y accumulent. Les légendes qui y circulent ne sont pas des ornements touristiques : elles portent la mémoire d’un territoire de passage, de danger et de foi populaire, là où la route longe les gorges et où la nuit tombe vite.

© Source : Diocèse du Puy-en-Velay / Wikipedia Aurec-sur-Loire / tradition orale locale — mars 2026

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