Loi Montagne : 5 cm de neige et le chaos s’installe. Trop de tolérance en Haute-Loire ?
Le premier épisode neige/verglas en Haute-Loire a suffi à le rappeler : l’application de la Loi Montagne est, pour l’instant, un échec. Malgré les rappels à la prudence et la mobilisation des équipes du Département, les premiers flocons ont immédiatement engendré des scènes de blocage routier, pénalisant ceux qui ont pourtant fait l’effort de s’équiper.
Cette situation polémique trouve sa source dans la décision des pouvoirs publics de maintenir une tolérance pour les automobilistes non équipés de pneus hiver ou de chaînes. En théorie, l’équipement est obligatoire pour renforcer la sécurité routière dans les massifs en période hivernale. Pourtant, en pratique, la mesure est sans sanction.
La confusion est totale, car malgré la loi, « la verbalisation [pour non-conformité] n’est plus à l’ordre du jour » faute de décret officiel publié. Pour beaucoup d’Altiligériens, l’absence de décret équivaut à une impunité totale, malgré les risques et les perturbations quotidiennes.
L’exaspération des locaux : « Bloqué au Pertuis pendant une heure »
Chaque année, le scénario se répète. Dès qu’un léger manteau blanc recouvre les axes, même à 2 cm, les automobilistes mal équipés se retrouvent en panique, à l’arrêt, transformant une simple averse de neige en un embouteillage monstre. Ces derniers jours, les témoignages de frustration se multiplient sur nos plateaux en Haute-Loire :
- Un habitant de Saint-Julien-Chapteuil raconte : « J’étais bloqué au Pertuis pendant une heure, à cause de deux voitures et d’un camion qui patinaient. Ce sont toujours les mêmes qui pénalisent tout le monde. »
- Sur le plateau du Mézenc, une infirmière témoigne de son côté : « Je partais au travail et la route était impraticable à cause des véhicules en travers. Les gens paniquent dès qu’il y a un peu de neige. On ne demande pas la Lune, juste que la loi soit appliquée. »
Le constat est cinglant : en l’absence de sanctions, la courtoisie routière et le respect de la loi disparaissent. Le temps perdu, le risque d’accident accru et l’exaspération retombent sur les épaules des résidents qui ont fait l’effort de s’équiper, souvent pour un coût non négligeable.
Jusqu’à quand la tolérance ?
Alors que la Haute-Loire est régulièrement soumise à ces épisodes hivernaux, la question demeure : combien de saisons d’application à minima devrons-nous encore supporter ? Le maintien de cette tolérance met de fait le citoyen respectueux en situation de préjudice face à l’incivisme routier. Il est temps de mettre fin à cette situation : la Loi Montagne ne peut pas rester une simple recommandation.


























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