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Monistrol-sur-Loire : face à la caméra du voisin, le calvaire de Stéphane et Margot

Monistrol-sur-Loire : face à la caméra du voisin, le calvaire de Stéphane et Margot
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Un jardin sous haute surveillance : le quotidien bouleversé de Stéphane et Margot

À proximité de Monistrol-sur-Loire, ce qui devait être un havre de paix s’est progressivement transformé en source d’angoisse. Depuis l’installation d’une caméra de surveillance par leur voisin, Stéphane et Margot disent ne plus vivre leur quotidien de la même manière.

Fixé en hauteur sur le pignon de la maison voisine, l’objectif de la caméra semble orienté vers leur terrasse et leur espace de vie extérieur. Une situation vécue comme une intrusion permanente.

« On se sent observés à chaque instant. Recevoir des amis ou laisser les enfants jouer dehors devient source de stress », confie le couple. Malgré plusieurs tentatives de dialogue, le voisin concerné refuse, selon eux, de modifier l’orientation de l’appareil, invoquant un besoin de sécurité.

Ce type de conflit de voisinage illustre une problématique juridique encore mal connue du grand public, comme le rappelle une enquête de Valérie Schneider, publiée le 17 janvier 2026.

La loi face au « mur du silence » de certains propriétaires

Contrairement à une idée largement répandue, le droit à la sécurité privée s’arrête là où commence l’intimité d’autrui. En France, la législation est claire : un particulier ne peut filmer que l’intérieur de sa propriété et ses propres accès.

Diriger une caméra vers le jardin ou la terrasse d’un tiers, même de manière partielle, peut constituer une atteinte à la vie privée.

L’article 226-1 du Code pénal prévoit des sanctions pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende en cas de captation ou d’enregistrement de l’image d’une personne se trouvant dans un lieu privé, sans son consentement.

La jurisprudence montre une vigilance accrue des tribunaux face à ces situations, souvent qualifiées de « caméras de la discorde », tant elles dégradent durablement les relations de voisinage.

Quelles solutions lorsque le dialogue est rompu ?

Pour Stéphane et Margot — comme pour tout habitant de Haute-Loire confronté à ce type de situation — les démarches sont clairement établies. Lorsque le dialogue amiable échoue, l’envoi d’une mise en demeure par courrier recommandé ou par voie d’huissier constitue une étape essentielle.

Cette démarche permet de formaliser le litige et de constituer un élément de preuve en cas de procédure ultérieure.

La CNIL peut également être saisie en ligne afin d’évaluer la conformité du dispositif. Enfin, un dépôt de plainte en gendarmerie peut conduire à une vérification officielle de l’orientation réelle de la caméra.

La sécurité est un droit légitime, mais elle ne saurait se transformer en outil de surveillance intrusive ou de pression visuelle sur autrui.

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