Un service qui finit mal
L’histoire de Jean-Paul ressemble à celle de beaucoup d’entre nous. Quand son collègue s’est retrouvé en panne pour descendre travailler, Jean-Paul n’a pas hésité : il lui a laissé les clés de sa voiture pour quelques jours. Un geste de solidarité classique, surtout quand la neige s’en mêle. Mais quelques semaines plus tard, la boîte aux lettres a apporté une mauvaise surprise sous forme d’un avis de contravention pour un excès de vitesse sur la RN88.
Le problème, c’est que Jean-Paul ne se souvenait plus exactement du jour et de l’heure du flash. Résultat : faute de pouvoir désigner formellement le conducteur au moment des faits, c’est lui, en tant que titulaire de la carte grise, qui a dû payer l’amende et qui a vu ses points s’envoler.
La désignation : un passage obligé
Beaucoup pensent qu’il suffit de dire « ce n’était pas moi » pour être blanchi. La réalité est plus brutale. Pour ne pas perdre de points, vous devez désigner la personne à qui vous avez prêté le volant. Cela implique de donner son nom, son adresse et son numéro de permis. Sans ces informations précises, la loi considère que le propriétaire assume la responsabilité de l’infraction.
Jean-Paul se retrouve aujourd’hui dans une situation délicate avec son collègue, l’amitié ayant pris un sérieux coup de froid. « On veut rendre service et on finit par se mettre en danger tout seul. Si j’avais su, j’aurais au moins noté les dates précises du prêt », regrette-t-il.
Attention aussi à l’assurance
Au-delà des radars, le prêt de véhicule peut devenir un cauchemar en cas d’accident. La plupart des contrats d’assurance comportent une clause de “prêt de volant”, mais avec des franchises souvent très élevées si le conducteur n’est pas déclaré comme secondaire. Avant de prêter vos clés, un coup d’œil à votre contrat s’impose pour éviter que la facture ne grimpe en flèche en cas de tôle froissée dans un virage mal négocié.


























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