À Saint-Germain-Laprade, les commerçants et artisans viennent de recevoir une nouvelle qui fait beaucoup réagir. La municipalité a confirmé, par courrier officiel, la mise en place de la Taxe Locale sur la Publicité Extérieure (TLPE) à partir du 1er janvier 2026. La décision avait été adoptée lors du Conseil municipal du 30 juin 2025, mais ce n’est qu’avec l’arrivée des premiers courriers que la mesure prend toute son ampleur dans le tissu économique local.
Une taxe pour limiter la pollution visuelle
D’après la mairie, cette taxe doit permettre de mieux encadrer les dispositifs publicitaires et d’éviter une prolifération jugée nuisible au paysage. Sont concernés tous les panneaux publicitaires, préenseignes et enseignes visibles depuis la voie publique. Une exception existe néanmoins : les enseignes de moins de 12 m², lorsqu’elles correspondent à une activité exercée sur place, ne seront pas soumises à la taxe. L’exécutif municipal met en avant une logique d’équilibre entre développement commercial et qualité du cadre de vie.
Un choc pour les commerçants
Dans la zone industrielle et commerciale, la réaction est immédiate. Plusieurs commerçants disent ne pas comprendre pourquoi une telle mesure s’applique dans un secteur déjà marqué par une forte présence d’enseignes. « Dans une zone industrielle, c’est normal qu’il y ait de la publicité », souffle un chef d’entreprise, visiblement agacé. Certains parlent même de factures très salées, 2 000 € par an par exemple pour une entreprise de taille moyenne. L’un d’eux va plus loin et évoque un « racket », tandis qu’un autre ironise sur l’idée de « refacturer la taxe à la mairie » pour marquer son opposition.

Calendrier et démarches
D’ici le 30 septembre 2025, chaque entreprise doit actualiser sa déclaration en précisant la surface exacte de ses dispositifs publicitaires. Les dossiers seront ensuite instruits par REFPAC-GPAC, basé à Marcq-en-Barœul. Un contrôle sur le terrain est annoncé pour la fin de l’année, afin d’ajuster l’assiette réelle de la taxe. La municipalité rappelle que les professionnels ont toujours la possibilité de retirer certains supports avant cette date pour limiter la facture finale.
Un débat local en perspective
Déjà appliquée dans d’autres communes françaises, la TLPE arrive à Saint-Germain-Laprade dans un contexte particulier, celui d’une zone industrielle où les enseignes font partie du paysage quotidien. Entre la volonté municipale de réguler l’affichage et la crainte des professionnels de voir leurs charges s’alourdir, le sujet s’annonce sensible. Les prochaines semaines diront si un terrain d’entente est possible, ou si la taxe restera une pomme de discorde entre élus et commerçants.


























Ajouter un commentaire