Vers la suspension de l’avantage fiscal pour les malades chroniques en 2026
Dans le cadre du projet de loi de finances 2026, le gouvernement français envisage de supprimer l’avantage fiscal actuellement accordé aux personnes atteintes d’affections de longue durée (ALD) indique L’Essentiel de l’Éco. Cet avantage permettait jusqu’ici aux malades chroniques de déduire de leur revenu imposable certaines indemnités journalières perçues de la Sécurité sociale en cas d’arrêt de travail, afin d’alléger la charge fiscale liée à leur état de santé.
Objectifs budgétaires et économies prévues
La suppression de cet avantage s’inscrit dans un plan plus large d’économies visant à alléger les dépenses publiques dans le secteur de la santé. Il est attendu que cette mesure permette de générer environ 700 millions d’euros d’économies en 2026, contribuant à un objectif global de plusieurs milliards d’euros d’économies liées à la santé. Ces réformes s’accompagneront également d’une augmentation des franchises médicales, c’est-à-dire la part des dépenses de santé restant à la charge des patients lors des consultations, des médicaments et des transports sanitaires.
Impact potentiel sur les malades chroniques
Ces mesures suscitent une vive inquiétude chez les associations de patients et les professionnels de santé, qui redoutent un risque accru de renoncement aux soins chez les personnes concernées, déjà fragilisées par leur état de santé. La suppression de cet avantage fiscal pourrait en effet aggraver les difficultés financières de ces malades, qui doivent déjà faire face à de lourdes dépenses médicales.
Les débats sont en cours pour tenter de concilier rigueur budgétaire et maintien d’une protection sociale adaptée, certains plaidant pour un dispositif plus ciblé ou un accompagnement spécifique de cette population.


























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