Du télétravail à la place d’un arrêt-maladie : une proposition pour réduire les abus
Face à l’augmentation importante des arrêts maladie et au poids financier qu’ils représentent pour la Sécurité sociale, une proposition innovante a été adoptée en commission des Affaires sociales en octobre 2025 : permettre aux médecins de prescrire la poursuite ou la reprise d’une activité en télétravail en alternative à un arrêt de travail complet, lorsque l’état de santé du salarié le permet, Selon Ouest-France.
Un mécanisme encadré et temporaire
Cette mesure vise à limiter les abus liés aux arrêts maladie de courte durée, par exemple en cas de grippe ou troubles bénins, en favorisant une activité adaptée depuis le domicile. Pour que cette option soit appliquée, le salarié devra donner son accord, et le poste doit être compatible avec le télétravail. La prescription sera faite par le médecin traitant, qui jugera de la compatibilité avec la santé du patient.
Un triple objectif : prévention, réduction des coûts et maintien du lien au travail
Selon le député Stéphane Viry, l’initiateur de cette proposition, le télétravail en alternative à l’arrêt-maladie cherche à :
- Prévenir la désinsertion professionnelle des personnes malades ;
- Réduire les arrêts de travail évitables et les coûts associés pour la Sécurité sociale ;
- Maintenir le lien entre le salarié et son entreprise, surtout en cas d’arrêts de courte durée.
Une pratique déjà courante mais juridiquement encadrée
Dans les faits, une large majorité des salariés a déjà pratiqué le télétravail en étant malade, souvent sans cadre légal. Cette nouvelle mesure apportera un encadrement formel, avec des règles précises sur la durée maximale et les modalités, pour sécuriser à la fois les salariés et les employeurs.
Pour en savoir plus sur l’encadrement de ce mode de travail, retrouvez notre article sur les statistiques et les défis du télétravail en France.
Le texte fait partie du projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2026 et sera débattu à l’Assemblée nationale à partir du 5 novembre 2025. Il pourrait apporter un changement majeur dans la gestion des absences pour maladie en entreprise.


























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