Mars est là — et avec lui, les tiques. La saison d’activité s’étend officiellement de mars à novembre selon Santé publique France. En Haute-Loire, entre les forêts de hêtres du Haut-Velay, les prairies humides de l’Emblavès et les bords de rivières, les conditions sont idéales pour ces parasites. Et la région Auvergne-Rhône-Alpes est explicitement citée par l’ARS comme présentant un taux d’incidence de la maladie de Lyme supérieur à la moyenne nationale. Ce n’est pas une alerte — c’est une réalité à connaître avant de partir en randonnée ou de jardiner ce week-end.
Une sur cinq est porteuse
Toutes les tiques ne sont pas dangereuses. Mais une tique sur cinq est porteuse de la bactérie responsable de la maladie de Lyme, selon l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes. La maladie de Lyme, ou borréliose, est la plus fréquente des maladies transmises par les tiques en France — près de 39 000 cas diagnostiqués en 2023 en médecine générale selon Santé publique France. Elle peut aussi transmettre l’encéphalite à tiques, infection virale pouvant laisser des séquelles neurologiques dans 40 % des cas non traités.
La bonne nouvelle : si la tique est retirée dans les 24 heures, le risque de transmission est très faible. Le temps compte plus que tout.
Comment se protéger
Les gestes recommandés par l’ARS sont simples : porter des vêtements longs et clairs en forêt ou dans les herbes hautes — les couleurs claires permettent de mieux repérer les tiques. Utiliser un répulsif cutané. Et à la rentrée : inspecter systématiquement tout le corps, y compris les zones cachées — derrière les genoux, dans les plis du coude, derrière les oreilles, le cuir chevelu. Chez les enfants, c’est particulièrement important.
En cas de piqûre : le bon geste
Pas de panique mais pas d’improvisation non plus. Les règles sont claires :
Ne jamais écraser la tique avec les doigts, appliquer de l’éther, de la vaseline ou de l’huile — ces méthodes augmentent le risque de transmission en compressant les glandes salivaires de la tique.
Toujours utiliser un tire-tique, disponible en pharmacie pour quelques euros. On saisit la tique au plus près de la peau, on tourne doucement et on tire sans écraser. On désinfecte ensuite. On note la date et l’endroit de la piqûre.
Dans les jours qui suivent, on surveille l’apparition d’une rougeur en anneau autour de la piqûre — c’est l’érythème migrant, signe caractéristique de la maladie de Lyme. Si elle dépasse 5 cm, on consulte un médecin sans attendre. Un traitement antibiotique précoce est très efficace.
Et les animaux ?
Chiens et chats ramènent des tiques à la maison — et peuvent eux-mêmes développer des maladies graves. Parlez-en à votre vétérinaire : des traitements préventifs existent. Et inspectez votre animal après chaque sortie, surtout s’il court dans les herbes hautes ou en sous-bois.
Sources : ARS Auvergne-Rhône-Alpes / Santé publique France



























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