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Tombe d’occasion à prix cassé : l’idée d’une commune de Sarthe pour ses cimetières

Tombe d'occasion à prix cassé : l'idée d'une commune de Sarthe pour ses cimetières
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Face à la crise du cimetière, cette ville vend des caveaux d’occasion à prix cassés

Le marché de la marbrerie funéraire est notoirement coûteux et rigide. Cependant, l’inflation et le manque de place dans les cimetières obligent certaines municipalités à innover. C’est le cas de la ville de La Flèche, dans la Sarthe, qui a fait une annonce pour le moins inattendue : la revente de tombes et de monuments funéraires d’occasion à des prix défiant toute concurrence. Une initiative qui pourrait donner des idées aux communes de la Haute-Loire confrontées à des problématiques similaires.

Ce phénomène s’inscrit dans un mouvement plus large. Lorsqu’une concession funéraire arrive à échéance et que la famille du défunt ne la renouvelle pas dans le délai légal, la municipalité est en droit de reprendre la parcelle. Historiquement, le monument funéraire était simplement démoli. Aujourd’hui, face au coût moyen d’un enterrement en France, estimé à plus de 4 000 euros, et à l’enjeu écologique du recyclage, de plus en plus de villes optent pour la revente. Cette démarche permet aux familles modestes de faire l’acquisition de monuments en bon état à un coût bien inférieur au neuf.

Un monument funéraire jusqu’à 10 fois moins cher

La commune sarthoise a mis en place une procédure pour proposer ces monuments récupérés. Après le transfert des restes vers un ossuaire ou la dispersion des cendres, et l’effacement de toute inscription, la marbrerie est proposée. Le principal avantage est financier : le prix d’achat d’un monument d’occasion est, en règle générale, 3 à 10 fois moins élevé que pour une marbrerie neuve. L’exemple de la ville voisine, Le Mans, est frappant : comme l’indiquent ses tarifs municipaux, les caveaux d’occasion sont affichés à 756 euros pour deux places, contre 1 510 euros pour un neuf. Une différence non négligeable pour les budgets serrés.

L’initiative ne concerne pas uniquement les monuments : certains cimetières mettent en vente des ornements, des vases ou des plaques. Par exemple, comme le rapportait la chaîne de télévision France 3 Régions pour une autre ville ayant mis en place un dispositif similaire, les tarifs des accessoires varient souvent entre 20 et 250 euros, une aide concrète pour réduire les frais d’obsèques qui pèsent sur les familles.

Et en Haute-Loire : une solution pour les petits cimetières ?

En Haute-Loire, les problématiques de gestion des cimetières sont également présentes, notamment dans les petites communes où la pression foncière est moins forte, mais où la question de la place et de l’entretien se pose. Adopter le modèle de la vente de sépultures d’occasion pourrait être une solution pratique et écoresponsable, à la fois pour libérer des espaces et pour offrir une option économique aux familles. Cela permettrait également de valoriser le patrimoine funéraire existant au lieu de le détruire. Avant de proposer une telle solution, les municipalités d’Yssingeaux, du Chambon-sur-Lignon ou du Puy-en-Velay devraient cependant s’assurer de l’absence de tout tabou local autour de l’idée de réutiliser un monument funéraire.

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