D’après les éléments rapportés par Midi Libre, la tuberculose bovine (TB) reste une menace latente qui mobilise en permanence les autorités sanitaires. Chaque année, environ une centaine de foyers sont détectés dans l’Hexagone, imposant une surveillance de chaque instant pour protéger tant la filière agricole que la santé publique.
Dans le Massif central, et notamment en Haute-Loire, territoire d’élevage extensif où la faune sauvage est très présente, la vigilance reste constante, même si les foyers demeurent rares et étroitement surveillés.
Une maladie insidieuse transmissible à l’homme
La pathologie, causée par la bactérie Mycobacterium bovis, se caractérise par son évolution lente. Le vétérinaire Nicolas Deswarte explique que les symptômes respiratoires mettent souvent des mois à se manifester chez les vaches. Au-delà de l’étable, la bactérie peut infecter l’homme, principalement par la consommation de produits laitiers crus non pasteurisés.
L’Organisation mondiale de la santé animale estime d’ailleurs que dans certains pays, jusqu’à 10 % des cas de tuberculose humaine proviennent directement d’une souche bovine. Cette capacité de transmission (zoonose) explique pourquoi la détection d’un seul animal malade entraîne immédiatement des mesures radicales.
Le réservoir sauvage et l’enjeu des exportations
Le contrôle de la maladie est complexifié par la faune sauvage. Sangliers, blaireaux et cervidés sont des porteurs sains qui maintiennent la bactérie dans l’environnement, facilitant de nouvelles contaminations. Lorsqu’un foyer est confirmé, l’abattage reste souvent la seule issue. “Le traitement, on essaie de le garder pour les personnes qui seraient atteintes de la tuberculose en humaine”, souligne Nicolas Deswarte pour justifier ce choix sanitaire difficile.
Enfin, le maintien du statut “indemne” de la France, acquis en 2001, est vital pour l’économie. Ce label est la condition *sine qua non* pour exporter viande et lait à l’international. Avec la baisse du nombre total d’exploitations en France, le maintien d’une centaine de foyers annuels fait grimper le taux d’incidence, menaçant directement ce précieux sésame commercial.


























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