À Sainte-Sigolène, un chef d’entreprise du secteur du bâtiment a décidé de hausser le ton contre les « arrêts maladie de complaisance ». Estimant que certains abus fragilisent les petites structures locales, il a choisi d’exposer publiquement le cas d’un de ses salariés.
Un arrêt maladie qui interroge
Selon le patron, tout a commencé fin août. L’un de ses ouvriers, n’ayant pas obtenu les dates de congés qu’il souhaitait, a présenté un arrêt maladie pour des douleurs dorsales. « Rien d’inhabituel jusque-là », explique l’artisan, « sauf que quelques jours plus tard, plusieurs collègues m’ont alerté après avoir vu des photos de lui sur les réseaux sociaux, en train de préparer un VTT de compétition ».
Un samedi pas si malade
Le salarié, officiellement en arrêt, aurait pris le départ d’une sortie de VTT amateur organisée du côté de Saint-Didier-en-Velay. L’employeur affirme s’y être rendu lui-même pour constater la présence de son collaborateur. « Je ne cherche pas le conflit, mais il y a des limites. Nous sommes une petite entreprise de huit personnes, chaque absence pèse lourd », témoigne-t-il.
Une sonnette d’alarme pour les petites entreprises
Le dirigeant dit réfléchir à saisir le Conseil de l’Ordre des médecins pour vérifier la légitimité de l’arrêt. « Je ne suis pas contre les vrais arrêts, c’est une évidence. Mais quand on détourne le système, ce sont les collègues qui trinquent, et toute l’organisation du chantier qui s’effondre », ajoute-t-il.
Dans un département comme la Haute-Loire, où le tissu économique repose largement sur les petites entreprises artisanales, la question des absences non justifiées reste un sujet sensible. « Je ne suis sûrement pas le seul à vivre ça », conclut l’artisan, visiblement déterminé à faire entendre sa voix.


























L’entrepreneur peut, dès qu’il a un doute, mandater une visite de contrôle, dont le résultat est opposable. Ça fait partie de ses droits. Dommage qu’il ne l’ait pas fait…